•   Durant la fin des années 1940, des chercheurs russes ont gardé cinq personnes éveillées pendant quinze jours en utilisant un gaz expérimental basé sur des stimulants. Ils étaient enfermés dans un environnement scellé afin de pouvoir contrôler leur consommation d’oxygène de manière à ce que le gaz ne les tue pas, étant donné qu’il était toxique à partir d’une concentration élevée. Cela a eu lieu avant l’invention des caméras en circuit fermé, ils n’avaient donc que des microphones et des fenêtres de verre épais d’une douzaine de centimètres en forme de hublot qui permettaient de les surveiller. La chambre était équipée de lits d’appoint sans literie, de l’eau courante et de toilettes, et contenait des livres et suffisamment de nourriture sèche pour qu’ils puissent tenir à cinq pendant plus d’un mois. 
     
    Les sujets de test étaient des prisonniers politiques jugés ennemis de l’État durant la Seconde Guerre Mondiale.
     
     
    Tout s’est bien passé pendant les cinq premiers jours ; les sujets ne se plaignaient que rarement, car on leur avait promis qu’ils seraient libres s’ils acceptaient de subir le test et de ne pas dormir pendant trente jours (bien que la libération fût hors de question). Leurs conversations et leurs activités étaient surveillées, et on a pu noter qu’ils ne parlaient que d’incidents de plus en plus traumatisants dans leur passé, le ton de la conversation devenant beaucoup plus sombre après le quatrième jour.
     
     
    Au bout de cinq jours, ils ont commencé à se plaindre à propos des circonstances et des événements qui les avaient menés là où ils se trouvaient et à montrer des signes de paranoïa sévère. Ils ont arrêté de se parler et, à la place, se sont mis à parler aux microphones ou aux miroirs sans tain des hublots. Curieusement, ils semblaient penser pouvoir gagner la confiance des expérimentateurs en se retournant contre leurs camarades, les autres sujets de test en captivité avec eux. Les chercheurs ont tout d’abord supposé qu’il s’agissait d’un effet du gaz…
     
     
    Après neuf jours, le premier d’entre eux a commencé à crier. Il courait sur la longueur de la chambre en hurlant à pleins poumons pendant trois heures sans discontinuer, et a ensuite essayé de ne pas s’arrêter, mais il n’arrivait qu’à produire de temps à autre de petits couinements. Les chercheurs ont pensé qu’il s’était déchiré les cordes vocales. Le plus surprenant dans ce comportement, c’est la manière dont les autres sujets ont réagi… ou plutôt n’ont pas réagi. Ils ont continué à murmurer à l’attention des microphones jusqu’à la seconde où les cris ont commencé. Deux des captifs qui ne criaient pas ont alors désossé les livres, ont enduit toutes les pages avec leurs propres excréments et les ont collées sur le verre des hublots. Les cris se sont rapidement arrêtés.
     
     
    Les murmures adressées aux micros également.
     
     
    Trois jours se sont écoulés. Les chercheurs vérifiaient les micros chaque heure pour être sûrs qu’ils fonctionnaient, car ils pensaient qu’il était impossible que cinq personnes enfermées dans une pièce ne produisent aucun son. La consommation d’oxygène dans la chambre indiquait qu’ils devaient être tous les cinq en vie. En fait, elle correspondait à la quantité d’oxygène que cinq personnes consommeraient pendant un exercice physique extrêmement ardu. Le matin du quatorzième jour, les chercheurs ont fait quelque chose qu’ils avaient dit qu’ils ne feraient pas pour obtenir une réaction des captifs: ils ont utilisé l’interphone de la chambre, espérant provoquer une quelconque réponse des détenus. Ils avaient peur qu’ils soient morts ou dans un état végétatif.
     
     
    Ils ont annoncé: « Nous allons ouvrir la chambre pour tester les microphones ; restez loin de la porte et allongez-vous sur le ventre par terre, ou vous serez abattus. Si vous respectez ces règles, l’un de vous gagnera sa liberté. »
     
     
    À leur grande surprise, ils ont entendu une seule phrase prononcée d’une voix calme : « Nous ne voulons plus être libérés. »
     
     
    Des débats ont éclaté entre les chercheurs et les forces militaires qui finançaient le projet. Comme il était impossible d’obtenir d’autres réponses en utilisant l’interphone, il a finalement été décidé que la porte de la chambre serait ouverte à minuit le quinzième jour.
     
     
    La chambre a été vidée du gaz stimulant et remplie avec de l’air frais, et des voix provenant des micros ont immédiatement commencé à protester. Trois voix différentes ont commencé à supplier, comme s’il en allait de la vie de l’amour de leur vie, de remettre le gaz. La chambre a été ouverte et des soldats ont été envoyés à l’intérieur pour retrouver les sujets de test. Ils ont commencé à hurler plus fort que jamais, et les soldats ont rapidement fait de même lorsqu’ils ont vu ce qui était à l’intérieur. Quatre des cinq sujets étaient toujours vivants, bien que l’état dans lequel ils étaient ne fût pas qualifiable de « vivant ».
     
     
    Les rations de nourriture des cinq jours précédents n’avaient pas été touchées. Il y avait des morceaux de chair des cuisses et du torse du sujet mort enfoncés dans le drain au centre de la chambre, le bouchant, et permettant à une dizaine de centimètres d'eau de s’accumuler sur le sol. La portion de cette eau qui était composée de sang n’a pas été déterminée. Les quatre sujets « survivants » avaient également de grandes portions de muscles et de peau arrachés de leur corps. La destruction de la chair et les os à l’air libre sur leurs doigts indiquaient que les blessures avaient été infligées à la main, et non avec les dents, comme les chercheurs l’avaient pensé au début. Des observations plus précises de la position et de l’angle des blessures ont montré que la plupart des blessures, si ce n’était toutes, avaient été infligées par eux-mêmes.
     
     
    Les organes abdominaux sous la cage thoracique des quatre sujets avaient été retirés. Alors que le cœur, les poumons et le diaphragme étaient restés en place, la peau et la plupart des muscles attachés aux côtes avaient été arrachés, permettant de distinguer les poumons à travers les côtes. Tous les vaisseaux sanguins et les organes étaient intacts, ils avaient simplement été retirés et posés par terre, répartis autour des corps éviscérés, mais toujours vivants, des sujets. L’appareil digestif des quatre sujets pouvait être observé en fonctionnement, digérant de la nourriture. Il a été très vite clair qu’ils digéraient leur propre chair, qu’ils avaient arrachée et dévorée durant les jours précédents.
     
     
    La plupart des soldats étaient des Russes d’un commando spécial affecté à l’installation, mais la plupart ont refusé de retourner dans la chambre pour en sortir les sujets test. Ces derniers continuaient de crier pour qu’on les laisse dans la chambre et suppliaient qu’on remette le gaz pour qu’ils ne s’endorment pas.
     
     
    À la surprise de tout le monde, les sujets ont livré un combat violent lorsqu’on les a fait sortir. Un des soldats russes s’est fait déchirer la gorge et en est mort, un autre en est sorti gravement blessé, après s’être fait arraché les testicules et perforer une artère d’une de ses jambes par les dents d’un sujet. Cinq autres soldats ont perdu la vie si l’on compte ceux qui se sont suicidés dans les semaines suivant l’incident.
     
     
    Pendant le combat, la rate de l’un des sujets vivants s’est rompue et il s’est vidé de son sang presque immédiatement. Les chercheurs médicaux ont tenté de l’endormir, mais cela s’est révélé inutile. On lui a injecté plus de dix fois la dose maximale pour un humain d’un dérivé de la morphine, et il continuait de se battre comme un animal enragé, brisant les côtes et les bras d’un des docteurs. On a pu constater que le cœur a continué à battre pendant deux minutes entières après que l’hémorragie l’ait amené à un point où son système vasculaire était rempli avec davantage d’air que de sang. Même après qu’il se soit arrêté, il a continué de crier pendant trois minutes, s’efforçant d’attaquer quiconque venait à portée et répétant continuellement le mot « PLUS », de plus en plus faiblement, jusqu’à ce qu’il soit réduit au silence.
     
     
    Les trois sujets test survivants ont été immobilisés et transportés dans une installation médicale, les deux ayant leurs cordes vocales encore intactes continuant de supplier le retour du gaz pour rester éveillés…
     
     
    Celui des trois ayant le plus de blessures a été emmené dans le seul bloc opératoire dont l’installation disposait. Durant la procédure devant le préparer pour le replacement de ses organes internes, il s’est révélé immunisé aux sédatifs qui lui ont été administrés dans le but de le mettre en condition pour l’intervention chirurgicale. Il se débattait furieusement contre ses liens lorsque le gaz anesthésiant a été apporté pour le mettre hors de combat. Il a réussi à déchirer la quasi-totalité d’un bandeau de cuir épais de dix centimètres attaché à un de ses poignets, même avec le poids d’un soldat de quatre-vingt-dix kilos qui essayait de maintenir ce poignet immobile. Une quantité juste supérieure à la normale a été nécessaire pour l’endormir, et à la seconde où ses paupières se sont fermées, son cœur s’est arrêté. Pendant l’autopsie du sujet test qui est mort sur la table d’opération, il a été révélé que son sang contenait trois fois la concentration normale d’oxygène. Les muscles qui étaient toujours attachés à son squelette étaient affreusement déchiquetés et il s’était brisé neuf os dans sa lutte pour ne pas être maîtrisé. La plupart à cause de la force que ses propres muscles avaient exercé sur eux.
     
     
    Le second survivant avait été le premier du groupe à commencer à crier. Ses cordes vocales étant détruites, il était incapable de supplier ou de protester contre l’opération, et il n'a réagi qu’en secouant violemment la tête pour montrer sa désapprobation lorsque le gaz anesthésique a été amené près de lui. Il a secoué la tête pour faire oui lorsque quelqu'un a suggéré, à contrecœur, d’essayer l’opération sans anesthésie, et n’a pas réagi pendant les six heures qu’ont nécessité le replacement de ses organes abdominaux et la tentative de les recouvrir avec ce qu’il restait de peau. Le chirurgien présidant l’intervention n’arrêtait pas de répéter qu’il devrait être médicalement impossible pour le sujet d’être encore en vie. Une infirmière terrifiée qui assistait à l’opération a affirmé qu’elle avait vu la bouche du patient former un sourire plusieurs fois, à chaque fois que ses yeux croisaient les siens.
     
     
    Lorsque la chirurgie a pris fin, le sujet a regardé le chirurgien et a commencé à siffler fortement, essayant de parler en se débattant. Supposant que ce devait être important, le chirurgien a demandé à ce qu’on lui apporte un crayon et un calepin afin que le patient puisse écrire son message. Il était simple. « Continuez à couper ».
     
     
    Les deux autres sujets tests ont subi la même intervention, tous les deux sans anesthésie. Cependant, il a été nécessaire de leur injecter un paralysant pendant la durée de l’opération. Le chirurgien n'arrivait pas à effectuer la chirurgie pendant que les patients riaient continuellement. Une fois paralysés, les sujets pouvaient seulement suivre les médecins des yeux. Le paralysant a été éliminé de leur système après une période anormalement courte et ils ont rapidement essayé de s'échapper. Au moment où ils ont pu recommencer à parler, ils ont recommencé à demander le gaz stimulant. Les chercheurs ont essayé de leur demander pourquoi ils s'étaient infligé ces blessures, pourquoi ils avaient arraché leurs propres entrailles et pourquoi ils voulaient de nouveau le gaz.
     
     
    La seule réponse qui a été donnée était: « Je dois rester éveillé ».
     
     
    Les liens des trois sujets ont été renforcés et ils ont été replacés dans la chambre en attendant de savoir ce qu’on allait faire d’eux. Les chercheurs, faisant face à la colère des « bienfaiteurs » militaires à cause de leur incapacité à atteindre le but qu’ils leur avaient fixé, ont pensé à les euthanasier. L'officier commandant, un ancien agent du KGB, a, au contraire, vu du potentiel en eux, et a voulu voir ce qui se passerait si on les replongeait dans le gaz. Les chercheurs s'y sont formellement opposés, mais leurs objections ont été ignorées.
     
     
    Afin de les préparer à être de nouveau scellés dans la chambre, les sujets ont été connectés à un moniteur électroencéphalographique, et leurs liens ont été renforcés pour un confinement à long terme. À la surprise générale, ils ont tous les trois arrêté de se débattre au moment où quelqu'un a laissé échapper qu'on allait les remettre dans le gaz. Il était évident qu'à ce moment, ils avaient énormément de mal à rester éveillés. Un des sujets qui pouvait parler fredonnait d'une voix forte et sans s'arrêter ; le sujet muet appuyait ses jambes de toutes ses forces, d’abord la droite, puis la gauche, puis de nouveau la droite, afin d’avoir quelque chose sur quoi se concentrer. Le dernier sujet gardait sa tête au-dessus de son oreiller et clignait des yeux rapidement. Ayant été le premier à avoir été relié à l’électroencéphalogramme, la plupart des chercheurs observaient ses ondes cérébrales avec surprise. Elles étaient normales la plupart du temps, mais affichaient parfois inexplicablement une simple ligne. C’était comme s'il subissait plusieurs morts cérébrales, avant que tout ne redevienne normal. Comme ils se concentraient sur le papier qui sortait du moniteur, seule une infirmière a vu ses paupières se fermer au moment où sa tête est retombée sur son oreiller. Ses ondes cérébrales se sont immédiatement muées en celles du sommeil profond, puis la ligne droite est apparue pour la dernière fois, alors que son cœur s’arrêtait.
     
     
    Le seul sujet restant en état de parler s’est mis à crier pour être scellé immédiatement. Ses ondes cérébrales montraient les mêmes lignes droites que celui qui était mort après s’être endormi. Le commandant a donné l’ordre de sceller la chambre avec les deux sujets à l’intérieur, ainsi que trois chercheurs. Un des trois qui ont été nommés a immédiatement sorti son revolver et tiré une balle entre les deux yeux du commandant, puis a retourné son arme contre le sujet muet, lui faisant également sauter la cervelle. 
     
     
     
    Il a ensuite pointé son arme vers le sujet restant, toujours attaché au lit tandis que les membres restants de l’équipe médicale et de recherche fuyaient la pièce. « Je ne me laisserai pas enfermer là-dedans avec ces choses ! Pas avec vous ! a-t-il crié à l’homme attaché à la table. QU’EST-CE QUE VOUS ÊTES ? a-t-il demandé. Je dois le savoir ! »
     
     
    Le sujet a souri.
     
     
    « Est-ce que vous avez oublié si facilement ? a répondu le sujet. Nous sommes vous. Nous sommes la folie qui est cachée dans chacune d’entre vous, suppliant d’être libérée à tout moment dans votre esprit animal. Nous sommes ce dont vous vous cachez toutes les nuits dans vos lits. Nous sommes ce que vous réduisez au silence et à la paralysie lorsque vous rejoignez le paradis nocturne que nous ne pouvons fouler. »
     
     
    Le chercheur a marqué un arrêt. Puis il a visé le cœur du sujet et a fait feu. L’électroencéphalogramme a alors affiché une ligne droite, tandis que le sujet s’étranglait, laissant faiblement échapper quelques mots : « Si… près d’être… libre… »


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  • Clotilde (1989-1994)

     

    Trois enfants jouaient sur un trottoir. Les plus grands ayant fini leurs devoirs, s'amusèrent aux dépens de la plus petite. Ils lui barrèrent la route et l'attrapèrent, se proclamant bourreaux de leur sœur prisonnière. Jusqu'à présent, les enfants n'avaient fait de tour vilain ou inconscient, mais ils enfilèrent un sac plastique sur la tête de l'enfant, lièrent ses mains avec un tissu solide et graisseux le tout sous les rires de la cadette qui se prenait au jeu. Ils serrèrent bien fort, firent un nœud costaud et conduisirent leur condamné auprès du billot : la vielle souche au raz du gazon, parfaite pour une décapitation. La petite un peu effrayée par le manque d'air, se dit qu'il n'y avait point danger car c'était ses grands frères. En effet ceux ci n'avaient pas d'autres intentions que le jeu. L'histoire ne laissait présager dénouement malheureux. Puis vint le goûter au moment du supplice, leur mère vanta sorbet, nougat et réglisse. Ravis et riant de bon cœur, les garçons, se précipitant à l'intérieur, oublièrent leur petite sœur sous la forte touffeur. le rare oxygène eut vite raison du petit corps, dont l'irrespirable atmosphère lui fit connaître la mort, a une petite fille trop handicapée par son jeune âge, pour se préserver d'un funeste bizutage.

     

     

    Un grand merci à Martin Mèche pour cette proposition de CreepyPasta


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  • L'étrange Maison Winchester se trouve à San José en Californie. Ce manoir est très étrange par son histoire tragique et par ses innombrables anomalies... Pourquoi je parle d'anomalies ? Car dans cette demeure se trouve par exemple des portes qui s’ouvrent dans le vide, des escaliers menant  au plafond ou encore des vitres donnant sur le mur... Mais ce n'est pas tous... La maison serait hantée.

    En 1881 l'héritier de l'entreprise des armes Winchester meurt de la tuberculose mais quinze ans auparavant leur fille meurt... Alors l'épouse de l'héritier, Sarah Winchester, se dit que sa famille est maudite et consulte un medium à Boston qui lui confirme ses craintes et lui expliques que les défunts des armes Winchester cherchent à se venger et que le seul moyen pour apaiser les esprits est de leur construire un maison... Mais elle ne fut jamais terminer car d'après Sarah, les esprit la laisseront en paix tant que la maison est en construction. Elle utilisa la fortune héritée de son mari pour construire le demeure.

    Etrange : La maison Winchester

    Etrange : La maison Winchester


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  • Pour ce Et vous? d'avril je commence par une petite pub pour un blog que j'apprécie particulièrement et qui se nomme le livreur de critique. Je vous donne le lien n'hésitez pas à y venir faire un tour ;-)

    http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=0CCIQFjAA&url=http%3A%2F%2Flelivreurdecritiques.blogspot.com%2F&ei=Gr43VfzKCILparf8gfgM&usg=AFQjCNEpr_rKksaczZyJukQp8M0kAyHsig&sig2=_Vz_vyFEGh-yhfmny5YdbQ&bvm=bv.91071109

    En ce qui concerne le nouvel article il est en cour de création... Il sortira en Avril mais je compte reprendre la cadence habituelle prochainement

     


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  • Quand la version Jaune de Pokémon sortit, j’avais dix ans. Je m’en rappelais parfaitement, parce que le jeu sortit très proche de la date de mon anniversaire, donc j’ai économisé en vue d’acheter ce jeu bien avant la plupart de mes amis. A l’époque, tout le monde faisait pareil, et j’étais aux alentours de six arènes battues avec 60 pokémons différents attrapés. Le fait de pouvoir avoir les 3 starters dans une seule partie était génial, en plus les nouveaux sprites étaient beaucoup plus beaux que ceux de Rouge et Bleu, et j’étais bien déterminé à tous les attraper. J’ai dû gaspiller la moitié de mon enfance à essayer…


    Mais bien sûr, le meilleur point dans cette version Jaune était que Pikachu marchait derrière vous. En parlant de gaspiller mon enfance, j’ai passé beaucoup de temps à essayer de monter son bonheur au maximum, pour moi il n’était jamais assez heureux. Ça avait beaucoup d’importance pour moi. Quand j’ai enfin battu la ligue, mon équipe ressemblait à quelque chose comme Pikachu, les trois starters, Ronflex et Alakazam. J’étais plutôt fier. Je crois que les seuls qui me manquaient quand j’ai recommencé ma partie étaient Leveinard, Tauros, Elektek, et bien sûr Mew parce que j’étais contre la triche et autres glitchs. Bien entendu, j’avais une très bonne raison de recommencer ma si bonne partie. En fait, non. C’était une raison très stupide, mais à l’époque elle me semblait bonne.


    La raison était Pikablu. Je ne sais même pas d’où provenaient ces rumeurs idiotes sur Pikablu quand j’étais gamin, mais le fait était là : j’avais entendu au moins dix versions différentes de comment l’avoir. Il y en avait que je crus plus que d’autres, mais je dois admettre que je n’y avais jamais vraiment cru pour de bon. J’étais trop intelligent pour ça. Je n’aurais jamais essayé de recommencer mon jeu si mon meilleur ami Jeff ne m’avait pas parlé de cette nouvelle méthode. Il m’avait toujours raconté en premier des choses nouvelles dont je n’avais jamais entendu parler, que ce soit sur Pokémon ou pas, et ça semblait toujours logique. Je savais qu’il ne pouvait pas me mentir. Je devais donc recommencer mon jeu. Jeff avait insisté sur le fait qu’il y avait un nouveau Pikachu- et pour l’avoir nous devions recommencer notre partie, battre le Conseil 4 avec juste notre Pikachu, puis utiliser une pierre eau dessus. Ou quelque chose du genre. Jeff m’a convaincu de recommencer, oui bien sûr c’était plus facile pour lui qui n’avait pas capturé tous les starters ni même un légendaire, mais mon désir d’être un des seuls enfants à posséder Pikablu fut plus fort. J’ai fait une nouvelle partie, appelé mon personnage SACHA comme toujours et j’ai passé la moitié du dialogue du Professeur Chen, même si j’aurais juré qu’il y avait quelques différences, cette fois-ci.


    D’ailleurs, Jeff m’avait devancé, son Pikachu était déjà en train de combattre des Rattatas sauvages et nous parlions gaiment de ce que nous ferions une fois notre Pikablu en poche. Pendant ce temps, je notais encore des différences à propos du jeu : au moment où vous parlez à votre Pikachu pour la première fois, une fenêtre apparaît au centre de l’écran et montre la tête de votre Pokémon qui est malheureux, mais ça s’arrange avec le temps que vous passez avec lui. Mais là, je fus scié : pour la première fois, il avait déjà son bonheur au maximum et montrait une tête joyeuse !


    « -Hé Jeff regarde ça !


    -Quoi ? Je dois monter au niveau 100 là…


    -Mon Pikachu m'aime déjà alors que je viens de l'avoir !


    - Quoi ? Non, c’est impossible.


    - Mais si ! Regarde !


    - …Oh mon dieu ! Mais comment t’as fait ?


    - Je ne sais pas. Peut-être que ça a un rapport avec Pikablu ! »


    On était surexcités, on s’exclamait et on riait, nous étions généralement odieux quand nous jouions. Je continuais de marcher et regardais mon Pikachu quasiment à chaque pas : à chaque fois, il me montrait un large sourire avec un petit cœur à côté de sa tête. Je ne me demandais même pas comment c’était arrivé, j’étais juste surexcité ! Je ne pouvais pas le croire ! J’allais avoir Pikablu ! Finalement, on a décidé de se l’échanger pour monter de niveau plus vite, nous somme donc montés le plus vite possible dans un centre, et avons connecté nos Game Boy Color.
    J’ai parlé à la fille du Câble Link, écrasé le bouton B et passé les dialogues rituels d’un échange normal, mais je me suis arrêté brusquement sur un message que je n’avais encore jamais vu. Juste après être entré dans la salle union et sélectionné Pikachu pour l’échange, il y eut une autre boîte de dialogue qui apparut :


    « Êtes-vous bien sûr de le vouloir ? OUI/NON »


    J’ai hésité quelques secondes. Jeff m’a regardé, plus ennuyé qu’autre chose.


    « -Bon alors, t’attends quoi ?


    -… Pardon, je… Mon jeu était un peu lent. »


    J’ai sélectionné OUI. J’ai regardé le sprite de mon petit Pikachu avant qu’il ne disparaisse, et écouté son cri, toujours impressionné que les programmeurs aient mis la vraie voix de Pikachu en jeu, puis il était parti. Quelques minutes après avoir échangé nos Pikachus respectifs, j’ai malheureusement découvert ce qui ce passe lorsque vous échangez le Pikachu de Pokémon Jaune hors de votre jeu.


    « - Quoi ? Mon Pikachu ne me suit pas !


    - Tu ne savais pas ? C’est un échangé, il ne te suit donc pas.


    - Pourquoi tu ne me l’a pas dit avant ?


    - Je croyais que tu savais.


    - Rends-moi le mien ! Il avait son bonheur au maximum dès le début en plus !


    - Ohhh…


    - Allez !


    Nous sommes donc retournés dans un Centre, avons reconnecté nos Game Boys et sauvé nos parties pour les rééchanger. Quand nous étions enfin prêts, Jeff marqua une pause.


    « - Ils ne me laissent pas.


    - Hein ? Le câble est cassé ?


    - Non, Pikachu dit non.


    - Quoi ? Pourquoi ?


    - Regarde ! »


    Jeff m’a montré l’écran. En bas, il y avait un message.


    « PIKACHU refuse ! »


    Nous avons réessayé. Jeff semblait mal tout d’un coup, il m’a remontré l’écran :


    « PIKACHU refuse de retourner avec SACHA ! »


    « - Mais c’est quoi le problème ? Il n’est pas supposé revenir ?


    - Non, j’ai déjà échangé mon Pikachu de la version Jaune avant, il est revenu sans problème.


    - Peut-être qu’il t’aime trop ? Il m’aimait, donc peut-être que maintenant c’est toi qu’il aime et refuse d’être échangé ?


    - Mais il ne marche pas derrière moi pourtant !


    - Je veux qu’il revienne !


    - Eh bien… Pourquoi ne pas essayer de le transférer dans ta version Bleue ? »


    Ça semblait une bonne idée. J’ai allumé ma version Bleue, que je n’avais pas touchée depuis un moment, en fait depuis que la Jaune était sortie. Mon Dieu, les sprites étaient vraiment laids dans cette version, j’avais complètement oublié. Quand nous avons reconnecté nos Game Boys à nouveau, Jeff a encore regardé l’écran du Pikachu.


    « - Tu ne trouves pas le sprite… Différent ?


    - Hein ? »


    Il m’a montré son jeu à nouveau. Le sprite de Pikachu était dans le coin, ses statistiques en bas. Je ne l’aurais pas noté s’il ne me l’avait pas dit, mais il était légèrement différent. C’était ténu, mais son expression était un peu plus triste. Ou alors c’était nous ?
    Bref, cette fois l’échange s’est déroulé sans problème. J’ai donné à Jeff un Papillusion, son Pokémon préféré, et il m’a échangé mon Pikachu. Aucune question étrange n’est apparue. La seule chose bizarre que j’ai notée c’est quand le Pikachu est arrivé dans ma version Bleue,  son sprite était de nouveau… disons… encore un peu plus triste. C’était dur de vraiment le voir, spécialement sur ce sprite horrible de la version Bleue… En fait, je crois que c’était plus mon imagination qu’autre chose, mais… Je ne sais pas.


    « Prends bien soin du PIKACHU DE SACHA ! »


    -Je croyais que tu t’appelais Jeff dans cette partie.


    - C’est le cas, comme toujours d’ailleurs.


    - Pourtant ça dit prends soin du Pikachu de SACHA, pas de Jeff.


    - Laisse-moi voir.


    -Tiens.


    -…Je ne comprends pas…


    - Moi non plus. Peut-être parce que c’est un Pikachu de la version Jaune ?


    -Non, je te l’ai déjà dit. J’ai déjà échangé celui de la version Jaune avant. Il ressemblait à un Pikachu normal.


    - Peut-être que nous devrions réessayer.


    - Pour quoi faire ? Je suis fatigué d’échanger encore et encore… Pourquoi on ne se battrait pas plutôt ?


    - Mais je veux que mon Pikachu revienne !


    - Mais moi, je ne crois pas qu’IL veuille te retrouver !


    Nous restâmes silencieux un moment. Était-ce ça le vrai problème ? Si Jeff me disait la vérité, Pikachu n’était pas supposé faire ça… Ca me mettait mal à l’aise, mais je me repris rapidement. Ces jeux étaient connus pour être vraiment buggés, après tout, et tout le monde connaissait le coup de MissingNo, de Mew et toutes ces choses… Donc peut-être que sa supposée tête triste n’était qu’un bug graphique. Je posai donc le Pikachu dans mon PC et défiai Jeff avec mon équipe de Pokémon Bleu et la sienne de Rouge.


    ~


    Nous n’avions plus jamais essayé d’avoir Pikablu après ça, et j’ai à peine touché à ma version Jaune à nouveau, j’étais trop ennuyé d’avoir perdu la moitié de mon Pokédex. En fait, la prochaine fois que j’ai échangé des Pokémons avec Jeff fut quand Or et Argent sortirent, peu d’années après. Nous étions tous les deux au collège, donc plus vieux et plus sages face aux mythes et autres légendes. J’ai donc acheté la version Argent, déterminé à remplir le Pokédex, et heureux de pouvoir quand même échanger des Pokémons des anciennes versions pour les transférer via le Bloc Temporel. Jeff venait me voir tous les soirs après les cours et nous passions des heures à attraper des Pokémons. Ceux que nous n’avions pas nous les transférions via Bleu et Rouge, et le PC fut bientôt vidé de nos meilleurs Pokémons pour en faire profiter nos nouvelles versions.


    Un après-midi, pendant que nous faisions cette longue opération, j’aperçus dans une boîte le Pikachu que j’avais échangé depuis Jaune quelques années plus tôt. J’ai regardé son sprite, qui me semblait décidément toujours aussi triste. En fait,  sa tristesse me semblait encore plus visible maintenant. Sa queue semblait pendre légèrement, et on aurait dit qu’il était… Au bord des larmes, ou presque. Mais c’était sûrement mon cerveau qui faisait cet effet à cause de mes souvenirs.


    « - Hé Jeff, allume ma Version Argent, je veux transférer mon vieux Pikachu dedans.


    - Oh putain, je me rappelle de ce truc ! Tu ne l’as jamais remis dans ta version Jaune ?


    - Non, je n’ai jamais réessayé depuis. Mais je n’ai pas de Pikachu dans Argent.


    - Tu sais, tu ne m’as jamais rendu le mien non plus. J’ai dû recommencer ma version Jaune.


    - Ok, échangeons-le.


    - Eh, au fait, il te semble toujours aussi triste qu’avant ? »


    J’ai marqué une pause et lui ai montré ma Game Boy.


    « - Carrément. C’est… c’est vraiment effrayant…


    - C’n’est pas juste moi, hein ?


    - Non, il… il semble plus triste. »


    Incapable de décider quoi penser, nous étions silencieux avant l’échange.


    « - J’ai presque douze Marills. Je ne l’aime même pas. Ça fera l’affaire. T’es prêt ?


    - Ouais, je te l’envoie. »


    On attendait pendant l’animation en parlant de notre dégoût pour Marill et ses évolutions, quand soudain Jeff a sauté hors du coin de ma chambre où il était assis.


    « - OH MON DIEU ! Il est chromatique ! Ton Pikachu est comme le Léviator Rouge !


    - Vraiment ?! »


    J’étais ému quand Jeff m’a montré l’écran avec le Pikachu jaune foncé dessus. Il avait raison : il y avait bien la petite étoile rouge sur son profil. C’était le premier Shiny que je voyais en dehors du Léviator du Lac Colère. J’étais très heureux, tellement que j‘ai à peine remarqué combien le sprite était triste, et ma bonne humeur est restée tout l’après-midi. Cette nuit-là, j’ai joué sous ma couette à Pokémon Argent avec ma petite lumière portative pour Game Boy attachée à son port. Je montai mon Pikachu de niveau pour qu’il apprenne assez d’attaques et qu’il évolue en un Raichu chromatique. Enfin, au niveau 35, j’ai utilisé une Pierre Foudre sur mon Pikachu.


    « PIKACHU DE SACHA refuse ! »


    …Quoi ? J’ai réessayé.


    « PIKACHU DE SACHA refuse ! »


    Il… Il ne veut pas évoluer ? Ca ne se produit pas que dans la version Jaune alors ? Il ne peut pas évoluer à un certain niveau ou quoi ? Et il y avait encore le nom SACHA de cette vieille version… J’ai regardé ses statistiques juste au cas où, et avec un frisson, j’ai observé ce que jamais je n’aurais pu imaginer : son sprite dans cette version semblait vraiment dépressif. C’était toujours plus visible, pas de doute. Il était définitivement renfrogné. J’ai vite fermé ses stats,  et désespérément utilisé cette Pierre Foudre encore une fois.
    « PIKACHU DE SACHA refuse ! »


    J’ai râlé un peu, exaspéré. Pourquoi le jeu faisait ça ? Pourquoi ce Pikachu-là ? Tout ce que je voulais était un Raichu Shiny ! J’ai éteins ma Game Boy silencieusement pour ne pas alerter mes parents du fait que j’étais encore debout à cette heure-ci, et pris une inspiration. Donc il y avait un glitch ou une donnée corrompue sur ce Pokémon. Ok. Ce n’est pas grave du tout. Les premiers jeux étaient vraiment buggés.
    …Peut-être que je pourrais le reproduire pour avoir un Pichu Shiny ?
    Sans perdre une seconde, j’ai volé sur mon Nostenfer à Doublonville, sorti un Rondoudou hors du PC pour le reproduire avec mon Pikachu, et pris mon vélo jusqu’à la pension. Heureusement qu’ils étaient compatibles ! Je les ai déposés, ai fait des pas en dehors pendant un moment et ai parlé au vieil homme de la pension.
    « Ton PIKACHU et ton RONDOUDOU se portent bien ! Ils n’ont pas l’air de s’apprécier. »
    Oh non. Peut-être avec un Snubbul ou autre chose ? En contemplant cette scène, un autre dialogue inattendu apparut.


    « Ton PIKACHU semble trop avoir le mal du pays pour jouer avec les autres Pokémons. »


    J’ai sursauté. Je n’avais jamais vu ça auparavant. Mon guide stratégique ne le mentionnait pas non plus. Qu’est-ce qui ce passe ?


    « Ton PIKACHU semble ne pas vouloir monter de niveau. Tu veux le reprendre ? »
    Normalement, on doit payer pour le reprendre ! Même pour cinq secondes de pension ! Il ne veut pas monter de niveau ? Pourquoi ? Je l’ai repris et ai frénétiquement regardé ses stats. Le sprite avait changé encore une fois. Est-ce qu’il… pleurait ? J’ai regardé ses autres écrans, je ne sais même pas pourquoi, juste pour avoir une certitude… Dans la section « DO » (Dresseur original), j’ai lu SACHA. En plus de ça, au-dessus, il y avait ces mots.


    « REVIENS S’IL TE PLAÎT »


    C’était prouvé. Il y avait quelque chose qui clochait avec ce Pikachu. Peut-être devrais-je vraiment le remettre dans ma version Jaune. Mais j’avais perdu ma cartouche quelques mois plus tôt… Finalement, j’ai décidé de m’en débarrasser. Clairement, il était buggé. Je ne voulais pas perdre ma partie à cause de lui. J’ai marché jusqu’au PC, sélectionné le Pikachu et sélectionné « RELACHER ». J’ai lu « Bye-bye, PIKACHU ! », puis j’ai sauvé mon jeu, éteint ma Game Boy et, finalement, me suis glissé sous ma couette, fermant mes yeux. J’ai cauchemardé toute la nuit sur des Pokémons en train de pleurer.


    ~


    Ca fait longtemps maintenant, je suis au lycée à présent. J’ai pourtant toujours conservé mon obsession pour Pokémon, c’est sûrement la seule chose qui n’a pas changé chez moi. Aucun de mes anciens amis n’est venu dans la même école que moi après le collège. Je suis resté ami avec Jeff, mais nous ne nous voyons plus. J’ai de nouveaux amis qui jouent de temps en temps à Pokémon aussi et une copine. Les jeux ont définitivement changé depuis mon enfance, je n’aime pas trop les générations trois et quatre car elles ne remplaceront jamais nos souvenirs. Je dois quand même admettre que HeartGold et SoulSilver m’ont vraiment plu et sont mes préférées des nouvelles versions. Elles sont un remix parfait du vieux et du nouveau et j’aime encore y jouer. Je vais remplir mon Pokédex avant que les versions Noire et Blanche ne sortent. J’adore le fait que tous vos Pokémons puissent vous suivre, comme avant dans Jaune.
    Oh, ça me rappelle ce Pikachu de malheur.


    C’est arrivé quelques jours plus tôt. J’avais du temps pour monter de niveau entre deux cours, et je marchais dans l’herbe autour de Doublonville pour trouver des Metamorphs afin de reproduire mes Pokémons facilement, quand un Pokémon sauvage apparut. La chose bizarre était qu’aucune musique ne se déclenchait, l’écran a juste flashé et transité sur mode combat sans un bruit. Je sentis mon estomac se retourner. Venant du côté droit de l’écran, glissant vers la gauche, un Pikachu Shiny apparu en face de moi.
    Depuis mon enfance, j’avais attrapé deux ou trois pokémons Shiny par rencontre aléatoire, donc les petites étoiles ne me firent pas un très grand effet. Mais le pire fut que le sprite de Pikachu ne ressemblait pas à ce qu’il aurait du.  Il était complètement abattu, des poches sous ses yeux, sa queue sur le sol, ses joues normalement rouges étaient presque marron.  Il n’émit aucun cri, ou animation de combat, comme un pokémon normal l’aurait fait. Aucune musique de fond. Il était juste là, me regardant.


    « PIKACHU DE SACHA apparaît ! »


    Je n’ai même pas réfléchi. J’ai lancé une Pokéball normale. Il avait tous ses PV et aucun problème de statut, mais il fut capturé du premier coup.
    Il n’y eut aucun écran pour le nommer. Le jeu revint normalement, mais au lieu de l’envoyer dans le PC directement, le Pikachu marchait derrière moi. Le jeu était silencieux. Je regardais mes Pokémons. Mon Pharamp était toujours en tête de l’équipe, mais Pikachu avait prit sa place derrière moi. Hésitant d’abord, je me suis tourné vers lui pour lui parler. J’ai entendu son cri, celui de Jaune, mais ralenti, presque souffrant.


    « PIKACHU veut rentrer à la maison… »


    Je lui ai reparlé.


    « PIKACHU vous regarde avec des yeux blancs. »


    Je savais qu’il le voulait à présent, mais pour quelque raison, je ne bougeais pas. Je lui ai reparlé.


    « PIKACHU regarde l’horizon… »


    Soudain, la musique se joua. Mais pas celle de la route où j’étais. Elle commença doucement, puis se stabilisa à un volume audible. Je la reconnus enfin.


    Le thème du Bourg Palette.


    Quand j’arrivais là-bas, aucune musique ne jouait, et il n’y avait personne. Aucun des PNJ qui devraient s’y trouver n’étaient présents. Lentement, j’ai commencé à marcher en direction du labo du Professeur Chen, le Pikachu derrière moi. Je ne l’avais pas réalisé, mais il était beaucoup plus lent qu’un Pokémon normal. Il était à un pas derrière moi tout le temps. Avant d’entrer, j’ai parlé au Pikachu.


    « PIKACHU semble désespéré. »


    J’ai dégluti et suis entré. Aucun assistant n’était là, seulement le Professeur Chen, à sa place habituelle. Mon personnage se déplaça sans mon contrôle et j’ai réalisé que le Pikachu ne me suivait plus. Il était resté dehors. Le Professeur me parla de mon Pokédex, puis il ne dit qu’une seule phrase :


    « Où est ton Pokémon ? »


    Je lui ai reparlé, même message. Je n’étais pas sûr de vouloir connaître la réponse. Je suis ressorti. Et j’ai vu.
    Gisant dehors, une tombe comme celle de Lavanville était apposée dans le petit jardin en face du labo. Sans perdre une seconde, j’ai marché jusqu’à elle et ai lu l’inscription.


    « Ici repose PIKACHU


    Abandonné par SACHA douze ans plus tôt


    Mort de solitude. »

    Lonely Pickachu

     

     

     

     

     

     

     

     

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